Quand est-il de l’activité physique dans les communautés éloignées?

BOKS : Nouveaux enseignements des communautés éloignées du Canada

Le Canada est un pays magnifique dont chaque communauté revêt un charme unique. Au cours des derniers mois, l’équipe de BOKS Canada a eu l’occasion de visiter plusieurs communautés dans le but de tirer des enseignements autant des élèves, des parents, des enseignants, des aînés que d’autres personnes qui vivent au sein de ces communautés. Nous voulions voir quel était le meilleur moyen d’amorcer le dialogue avec les communautés par rapport à leurs besoins en matière d’activité physique. Nous voulions également mieux comprendre certaines des situations uniques auxquelles ils sont confrontés, qui peuvent rendre l’offre d’activités physiques si contraignante. Nos pérégrinations nous ont fait traverser le nord de l’Alberta, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, et bien que chaque communauté soit distincte, nous avons beaucoup tiré profit de nos expériences.

Les obstacles à l’activité physique

De nombreuses communautés disséminées aux quatre coins du Canada continuent de faire face à des défis lorsqu’il s’agit d’intégrer des possibilités d’activité physique dans le cadre de la journée scolaire. Ces défis sont souvent amplifiés dans les communautés qui évoluent en marge des centres-villes, ou qui n’ont généralement pas un accès égal aux ressources. BOKS estime qu’il est important de rencontrer chaque école et chaque communauté où elle se trouve. Il était donc important pour les membres de l’équipe d’entrer en contact avec des personnes clés afin de prendre connaissance des besoins particuliers de chaque communauté et de la meilleure façon de les soutenir. Citons, par exemple, Katie Santos, une assistante en éducation à l’école Mildred Hall School de Yellowknife : « Ici, à Yellowknife, notre communauté fait face à de nombreux défis liés à la pauvreté et aux faibles revenus. Nous avons du mal à faire participer notre communauté à des activités physiques parce que la plupart des jeunes n’ont pas les ressources nécessaires, entre autres pour ce qui est du transport. »

 

 

 

 

 

 

Certains obstacles, tels que le manque de possibilités de se procurer des équipements de gymnase pour soutenir la programmation, une connectivité limitée (ou inexistante) et même des conditions météorologiques extrêmes, peuvent empêcher les enfants de faire de l’exercice tout au long de la journée. Katie Santos ajoute : « il est difficile de motiver la communauté à faire des activités physiques dans le Nord où les récréations ont lieu à l’intérieur en raison des températures très FROIDES. » Le personnel de BOKS a pu constater par lui-même que les températures ont chuté sous la barre des -35 degrés Celsius dans des régions comme Whitehorse et Yellowknife. Lorsqu’il fait un froid glacial comme celui-ci, les élèves ne peuvent pas aller jouer dehors, et le temps qu’ils consacreraient à l’activité physique dans une journée est ainsi perdu.

Il est donc primordial de reconnaître que la création de programmes d’activité physique durables et soutenus dans ces domaines peut améliorer considérablement la journée scolaire, et ce, tant pour le personnel que pour les élèves!

Pérennité du programme

Le personnel de BOKS a eu la chance de rencontrer des contacts clés locaux, qui défendent à l’heure actuelle les initiatives d’activité physique dans leurs communautés respectives, et qui ont à cœur de maintenir les enfants actifs dans leurs salles de classe. Ces champions sont déterminants pour la création d’initiatives durables en faveur de la santé dans les écoles et, en fin de compte, pour la santé et le bien-être à long terme des élèves. BOKS est reconnaissante de ces partenariats sans lesquels elle ne pourrait pas soutenir la jeunesse canadienne.

Grâce à ces contacts clés locaux, BOKS a également eu l’occasion de former le personnel de l’école. Pour les groupes avec lesquels BOKS a travaillé, il était important de pouvoir fournir du matériel imprimé, des équipements pour faciliter les activités et des ressources clés en main. Pour eux, c’est un moyen de fournir une programmation à long terme, et d’individualiser le programme pour soutenir leurs propres élèves. Le fait d’offrir des options qui exigent peu ou pas d’équipement a permit au personnel d’intégrer facilement et dès le début des activités dans la salle de classe. Le personnel de BOKS a été ravi d’entendre plusieurs champions différents dire qu’ils faisaient déjà usage des compétences acquises grâce à BOKS dans leurs salles de classe et qu’ils observaient des changements positifs chez leurs élèves.

On a souligné à plusieurs reprises que le fait de recourir à des étudiants responsables plus âgés pour participer à un programme de formation des jeunes serait salutaire pour pérenniser les programmes d’activité physique dans les écoles. De nombreuses écoles avec lesquelles BOKS a travaillé disposaient d’un large éventail d’âges dans une même école ou faisaient intervenir des élèves plus âgés des écoles secondaires et collèges voisins pour soutenir les programmes de garde précédant et suivant les heures de classe. À l’heure actuelle, BOKS travaille de concert avec les programmes afin de former des formateurs juniors et de mettre au point des ressources pour soutenir ces jeunes animateurs.

Les prochaines étapes

BOKS est reconnaissante d’avoir une meilleure compréhension des obstacles à l’activité physique que doivent surmonter ces communautés, et des dialogues menés avec les champions afin de mieux éclairer notre démarche visant à les soutenir. Dans de nombreux cas, la fourniture de documents et de matériel pédagogiques imprimés, par exemple, a beaucoup plus d’impact qu’une plateforme en ligne. En donnant aux écoles les outils nécessaires pour intégrer l’activité physique dans leurs programmes, nous leur donnons également l’autonomie nécessaire pour individualiser leurs programmes de manière à soutenir au mieux leurs élèves.

Peu importe où se trouve votre communauté au Canada, nous vous mettons au défi de réfléchir aux obstacles à l’activité physique auxquels vous pourriez faire face — pouvez-vous identifier des champions dans votre communauté? Quelles sont les pratiques actuellement en vigueur au sein de votre communauté scolaire? Que pouvons-nous faire de plus pour que nos enfants restent actifs dans le but de créer des modes de vie et des communautés saines?

BOKS entend continuer à travailler de concert avec les communautés qui luttent pour intégrer des possibilités d’activité physique dans le cadre de la journée scolaire. Les défis à relever sont nombreux et plus on partage les connaissances sur certaines de ces luttes, plus on peut œuvrer ensemble à la recherche de solutions.

Jetez un coup d’œil sur l’équipe BOKS des Territoires du Nord-Ouest:

Kyla Crocker, Lauren Hutchison & Chris Tremblay

Coordinateurs Régionaux, BOKS Canada

Contactez-nous à bokscanada@bokskids.org

 

Un grand merci à:

  • Ecole Emilie Tremblay
  • Whitehorse Elementary
  • Elijah Smith Elementary
  • Golden Horn Elementary
  • Christ the King Elementary
  • St-Patrick’s Highschool
  • Boreale Elementary School
  • Kakisa Lake School
  • Deh Gáh Elementary and Secondary School
  • Mildred Hall Elementary
  • Líídlįį Kúę Elementary School
  • Líídlįį Kúę Regional High School